VERS LA FIN DE L’EPIDEMIE

 

Cette année, la peste a touché Madagascar plus tôt que d’habitude et s’est propagée rapidement. Lorsqu’elle a commencé à s’étendre au-delà des zones habituellement touchées, l’inquiétude a progressivement gagné la population de l’île et celle des territoires et pays voisins.

Entre les mois d’août et de novembre 2017, plus de 1300 cas de peste suspects, probables ou confirmés ont été notifiés, entraînant 135 décès. Cette flambée est d’une gravité inhabituelle, et la saison de la peste peut encore durer 5 mois (Source BNGRC Madagascar)).

Il faut s’avoir que la peste est endémique à Madagascar, où l’on signale environ 400 cas chaque année, principalement sous la forme bubonique (transmise par les piqûres de puces à partir de rats infectés). Contrairement aux flambées passées, cette année celle-ci touche des grandes zones urbaines, ce qui accroît le risque de transmission. Le nombre des cas identifiés jusqu’à présent est donc beaucoup plus élevé que ce qui est normalement attendu à cette période de l’année. Pour cette année, les cas de peste pulmonaire (se transmet d’une personne à l’autre) sont désormais majoritaires face à la peste bubonique.

     

Mi-novembre 2017, l’épidémie de la Peste qui a sévi dans quasiment l’ensemble du pays (54 districts ont étaient atteints – Madagascar compte 112 districts)) est actuellement en cours de ralentissement voir d’acheminement. Une bonne nouvelle pour la population malgache. Seuls quelques districts restent sous surveillance.

 


DES ACTIONS FORTES DE LA PART DE NOTRE ASSOCIATION

 

Eau de Coco a pris conscience de la gravité de l’épidémie dès le mois de septembre avec les 1ères données du Ministère Malgache de la Santé . Très vite l’équipe du programme Bel Avenir s’est rapprochée des autorités sanitaires des 2 régions dans lesquelles nous agissons (Région Atsimo Andrefana et Haute Mastiatra) afin de participer activement à la gestion de la peste au niveau régional.

Cette mobilisation de la part de notre association s’est matérialisée par un plan de mesures d’urgence entrepris dès la fin du mois d’octobre et l’arrivée des premiers cas dans les zones d’action d’Eau de Coco. Ces mesures ont été défini à travers les axes suivants :

En faveur de nos bénéficiaires et des écoles de nos zones d’actions:

  • Prévenir et informer
    • En imprimant et diffusant des affiches et flyers d’informations du Ministère de la Santé malgache sur la peste et sa propagation dans les sites accueillant du public,
    • En informant les encadrants et les jeunes des comportements limitant sa propagation,
  • Limiter le risque
    • En dératisant et éliminant les puces de l’ensemble des sites accueillant des enfants toutes les 2 semaines,
    • En limitant l’accès des enfants aux zones à risque de contamination (stationnement de taxi-brousse, marché…).

En faveur des structures de soins :

  • En répondant à leur besoin sanitaire et matériel.

     

Plusieurs dizaines d’action de prévention et d’information ont été réalisé sur le terrain et de nombreux actions de dératisation et de traitement des puces ont été entrepris dans les établissements scolaires, dans des centres d’accueil d’enfants ou encore les prisons (comme le montre la photo ci-dessus).

Durant les mois de novembre et décembre, face à un risque de redéploiement de l’épidémie, Eau de Coco continue ses actions de prévention et d’information ainsi que de dératisation et de traitement des puces.

 


 

ET MAINTENANT ON FAIT QUOI ?

ON ATTEND LA PROCHAINE EPIDEMIE OU L’ON AGIT ?

 

Même si les antibiotiques et le traitement symptomatique sont efficaces si le diagnostic est posé à temps, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre la prochaine épidémie.

La peste est avant tout la maladie de la pauvreté. La malnutrition et la pauvreté dans les zones urbaines comme rurales sont des facteurs aggravants dans la propagation de l’épidémie de peste à Madagascar.

Il est donc important de multiplier nos efforts auprès des populations de Sud de Madagascar (Zone la plus pauvre de Madagascar) pour les protéger contre une prochaine épidémie :

  • En menant des actions fortes de lutte contre la malnutrition des enfants et des femmes notamment à travers le fonctionnement de nos CENUT (Centre d’Education NUTritionnelle) ou encore des cantines scolaires,

Avec 20 € par mois, nous pouvons nourrir 5 enfants chaque jour.

  • En renforçant nos mesures de protection par l’éducation à l’hygiène, la sensibilisation à certaines maladies et à l’accompagnement des personnes les plus démunies vers les structures de soins,

Avec 15 € par mois, nous sensibilisons à l’hygiène et aux soins des centaines de personnes.

  • En garantissant une éducation de qualité aux jeunes qui seront les futurs adultes de leur communauté et pourront créer de vrais changements de comportement

Avec 10 € par mois, nous pouvons scolariser 12 enfants tous les jours.