En cette année 2016, la définition de l’objectif n°4 : Garantir une éducation de qualité et des possibilités d’apprentissage pour tous  tout au long de la vie ,  cet objectif à atteindre d’ici 2030 selon les  nouveaux ODD (Objectifs de Développement Durable) conforte l’engagement d’Eau de Coco qui œuvre pour  le respect du droit à l’éducation dans le monde.

P1010325Le contexte de l’éducation à Madagascar :

Le système éducatif malgache est lourdement affecté par la situation sociale et économique du pays. Le budget de l’Education Nationale reste faible. Les disparités régionales sont grandes. Les cyclones et les inondations sont fréquents et affaiblissent encore les conditions de vie.

Les enfants de moins de 14 ans représentent presque la moitié de la population malgache. De nombreuses familles vivent en dessous du seuil de pauvreté (en moyenne 35 % seulement de la population a accès à l’eau potable). Les parents ont généralement des difficultés à financer la scolarisation de leurs enfants (Source UNICEF).

Les problèmes de l’éducation à Madagascar

La plupart des enfants en âge d’être scolarisés en primaire vont à l’école. Cependant, un peu plus de la moitié seulement achève le cycle entier. Les élèves mettent 7 années en moyenne pour terminer le cycle primaire dont la durée normale est de 5 ans. Plus d’un enfant sur 5, âgé de 5 à 14 ans,  travaille.
Pour l’enseignement secondaire, les personnels de direction de collèges et de lycées que j’ai rencontrés le lundi 12 mars 2007 au lycée de Saboty Namehana dans la périphérie de Tananarive, évoquent des problèmes récurrents :
Une scolarisation régulière difficile pour nombre d’élèves :
– Fatigue due à la malnutrition
– Absentéisme dû aux maladies (paludisme, diarrhées…)
– Long trajet à pied pour atteindre les établissements scolaires
– Des effectifs importants par classe, notamment dans les collèges. 80 élèves par classe est un chiffre fréquent.
– Un personnel enseignant vieillissant et l le recrutement  de jeunes enseignants fonctionnaires étant rendu difficile  de par un   salaire  peu attractif pour le niveau de formation demandé, l’’état recrute donc beaucoup de contractuels.
– Les établissements scolaires  manquent de locaux, de matériel, de documents, de salles informatiques et  de cantine.

Le contexte de l’éducation au Cambodge :

1-becasescolaresTotalement dévasté par la guerre et par le régime Khmer Rouge dans les années 70, le Cambodge s’est engagé dans une reconstruction totale depuis 1979. Depuis la fin des années 90, Le Ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports (MoEYS) a mis en place des Plans, Stratégies et Politiques afin de structurer le système éducatif dans tout le pays : politique de regroupement des écoles afin de mutualiser les moyens, politique de réduction de la pauvreté afin de permettre aux familles les plus démunies de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, programme de mise en place d’écoles respectueuses de l’enfant pour un environnement éducatif équitable, solidaire, non-violent et soucieux du bien-être physique et mental des élèves, politique de santé à l’école (programme de soins basiques aux élèves et professeurs, éducation aux gestes élémentaires d’hygiène et de prévention des maladies…), et plus récemment, politique d’éducation des enfants en situation de handicap .(Source UNICEF)

Les problèmes de l’éducation au Cambodge :

Ces chiffres globaux masquent de fortes disparités, tant géographiques qu’humaines. Sur un plan géographique, toutes les écoles ne sont pas logées à la même enseigne et certaines situées dans des zones très pauvres et/ou dans des zones rurales très reculées sont particulièrement mal loties : 49% n’offrent pas d’accès à l’eau potable, 33% n’ont pas de latrines et 2% ont au moins 50% de leurs toits, murs et sols en très mauvais état.
Toutes n’offrent pas les six niveaux du primaire et beaucoup de communes n’ont ni collège, ni lycée. Près de 50% des écoles fonctionnent par  roulement (les enfants y vont soit le matin, soit l’après-midi) par manque de professeurs et de classes et il n’y a pas assez de livres de classe pour tous les enfants (3-4 élèves par set de livres en primaire)…
Sur un plan humain, des discriminations existent et sévissent encore. Si une famille pauvre ne peut envoyer qu’un seul de ses enfants au collège, elle enverra de préférence un garçon. Au niveau du lycée, les jeunes filles pauvres sont plus souvent envoyées à l’usine qu’à l’école. Mais face au faible taux de fréquentation du lycée pour les garçons comme pour les filles, la différence n’est finalement que de 2% de filles en moins par rapport au nombre de garçons.
La distribution du petit déjeuner à l’école et un programme de bourses ont permis à plus d’enfants de milieux très pauvres de se rendre à l’école de façon régulière mais les efforts restent insuffisants. De plus, le travail des enfants reste une réalité bien que la plupart de ces enfants soient scolarisés. L’UNICEF estime en effet qu’en 2012, 36% des enfants de 5 à 14 ans travaillaient.
Quant aux enfants souffrant de handicap, les chiffres sont peu nombreux mais une étude du MoEYS de 2004 estimait que 2,5% à 3% des enfants n’étaient pas scolarisés en raison d’un handicap. Depuis 2008, des efforts ont été faits non seulement pour scolariser ces enfants mais également pour que leur handicap soit mieux pris en charge et pour qu’ils soient mieux intégrés au sein de leur communauté.
La situation s’est certes considérablement améliorée depuis 15 ans, mais beaucoup d’efforts restent à faire pour que le système éducatif cambodgien rattrape son retard et réussisse à intégrer équitablement les populations dites vulnérables (femmes, pauvres, handicapés…).

logo-frQuelles actions de la part d’Eau de Coco ?

Dans le but de scolariser plus de 1 700 enfants issus de familles démunies à Madagascar comme au Cambodge, Eau de Coco a élaboré plusieurs actions pour  l’année scolaire 2016/2017, réalisables avec les fonds collectés durant cette campagne.

  • Action n°1 : Dotation en fournitures scolaires, inscription et soutien scolaire
    Eau de coco souhaite doter plus de 1 800 enfants, vivant dans des conditions extrêmes à Madagascar comme au Cambodge, de l’ensemble des fournitures scolaires nécessaires pour un bon suivi de leur enseignement durant un an. Selon les besoins de leur niveau scolaire et de leur école, des cahiers, stylos, règles, gommes, crayons, classeurs, etc. leur seront distribués  fin septembre, début octobre 2016 :

250 enfants de l’école des Saphirs
637 enfants de l’école des Salines
243 enfants du Collège des Salines
132 enfants du préscolaire des Salines
40 jeunes filles du Foyer socio-éducatif
100 enfants de Tuléar bénéficiaires des bourses externes
11 jeunes en Formation professionnelle
2 jeunes filles université
200 enfants des cantines sociales
100 enfants de Batambang bénéficiaires des bourses externes
60 élèves du centre de formation agricole de Mangily
70 élèves de la ferme école de Fianarantsoa

Total 1 845

Selon le niveau des ressources financières des parents, les élèves seront soutenus pour  les droits  d’inscription à l’école.
Tous les enfants boursiers bénéficieront d’un suivi scolaire durant toute l’année, et si nécessaire  des sessions de soutien scolaire seront organisées..

  • Action n°2 : Renforcement des compétences des enseignants et des équipes de gestion des établissements scolaires. La qualité de l’éducation des enfants dépend de l’enseignement prodigué. Eau de Coco s’engage sur 2 volets :
    • Doter les enseignants  d’outils  pédagogiques, nécessaires à  un enseignement de  qualité (Craies, Tableaux, documents pédagogiques…)
    • Organiser des sessions de formation auprès des enseignants  afin de renforcer leurs compétences et connaissances et permettre la mise en œuvre de plans d’actions étayant  les structures de gestion des établissements scolaires.
  • Action n°3 Répondre aux besoins nutritionnels des enfants scolarisés
    Dans le but d’encourager  la présence dans les écoles des enfants issus de quartiers démunis à Madagascar et au Cambodge, Eau de Coco contribuera à la gestion  de cantines scolaires, un outil fort dans  la lutte contre l’abandon scolaire
  • Action n°4 : Formation à l’élevage et à l’agriculture
    Pour ne pas couper les enfants de leur mode de vie familial, une partie de ces élèves seront formés aux techniques de l’élevage et d’agriculture. L’ensemble des élèves bénéficieront de session d’information et plus de 140 élèves suivront une formation complète.
  • Action n°5 : Alphabétisation des parents
    Les parents des enfants seront invités à suivre des sessions d’alphabétisation pour leur permettre d’accompagner leurs enfants dans leur scolarité.

Quel don pour quelle(s) action(s) ?

IMG_5666-300x200Avec un don de 10 € :

Tu permets à un enfant démuni de financer  son matériel scolaire et ses frais d’inscription et de bénéficier d’un soutien scolaire à l’école durant l’année scolaire 2016/2017.

Avec un don de 20 € :

Tu permets à un enfant démuni de suivre une  formation à l’élevage et à l’agriculture et de financer  son matériel scolaire et ses frais d’inscription et de bénéficier d’un soutien scolaire à l’école durant l’année scolaire 2016/2017.

Avec un don de 15 € par mois :

En plus du financement   du matériel scolaire et des frais d’inscription de  5 enfants, tu contribues  au le renforcement des compétences des enseignants, au fonctionnement des cantines scolaires et aux  sessions d’alphabétisation des parents.